A l'époque il neigeait dehors, et moi, bien au chaud devant mon ordi, j'écoutais ça ★
A cette époque j'étais un peu perdue, j'avais mal au bide, je t'attendais, tout le temps.
A cette époque j'attendais 22h avec impatience (vive les forfaits M6 mobile) et quand le téléphone sonnait, enfin, mon c½ur battait à toute allure.
Je sent encore cette atmosphère, il fait nuit dehors, j'ai la musique à fond, une lampe de chevet allumée, ou parfois mes lampes de toutes les couleurs, tu sais, celle que t'aimais bien. Je sent encore cette odeur de rhum-jus d'orange-sirop de sucre de canne. C'était abusé...
A cette époque je me croyais paumée, mais je savais très bien ce que je voulais finalement. Putain rien que d'y repenser mon c½ur bat, trop vite, je m'y crois, encore.
Tu connaissais pas cette chanson. Hey c'est moi qui te l'ai fait connaitre !!! J'me rappelle du jeune con, "insensible", inaccessible et imperceptible que t'étais. J'ai tout fait pour te faire parler, j'voulais juste t'aider. Enfin c'est c'que j'croyais. J'voulais juste t'aimer en vrai. Tu t'rapelles, à l'époque c'est moi qui stressait pour toi, toi tu pensais à autre chose, moi je ne pensais qu'à nous. Je pleurais à tout vas, je riais pour un rien et mon c½ur partait en vrille quand tu souriais, que tu me parlais, et quand on s'amusait (à se taper...).
J'ressent tout ça, nos après midi tennis avec ma Nam, c'est elle qui a séché toutes les larmes que t'as fait couler, c'est elle qui a vu notre histoire se créer... Je nous revoit tous les trois dans le froid, avec des luttis et d'la despé, et du milka frisson !
J'te revois, p'tit con, faire comme si j'existais pas lorsque on étais au bahut. T'avais honte peut être ? J'te revois dire que j'te saoulait, alors que c'est toi qui disait tout les jours "J't'appelle pas ce soir, j'ai pas envie." mais mon téléphone sonnait pourtant toujours à la même heure. J'revois tes messages "Tu sais que j't'aime bien, alors pourquoi tu viens pas vers moi." Putain mais quel con !!! xD Tu t'en vantais pas au collège pourtant ? On voulais pas l'admettre, mais on pouvais pas se séparer... t'avais besoin de me parler, j'avais besoin de t'entendre, c'était une dépendance. On vivait des trucs forts, des trucs imprévus tu vois. On savait jamais si on allait repartir tous les deux ou chacun de notre côté, on redouter le moment ou l'un des deux déciderait de s'éloigner, définitivement, pour ne plus souffrir de cette "amitiée" pesante. C'était énorme !!! C'était les sentiments les plus intenses de toute ma vie.
T'en est bien loin maintenant de ce p'tit connard que t'étais, toi, le type qui dévoilait jamais ses sentiments et qui faisait semblant de détester tout le monde. Tu sentais bon le black machin (j'sais plus le nom), t'avais besoin de conseil de filles (Fabi et moi) pour choisir tes fringues du lendemain. T'avais besoin de nous pour raconter tes peines de c½ur. Tu m'faisais d'la peine !!!
Tu voulais pas que je te vois énervé, et pourtant c'était souvent, tu voulais pas que je te vois pleurer, jusqu'au jour où c'est arrivé. J'm'inquiétais tellement. Mais t'étais le genre de type qui t'avoue ses douleurs, petit à petit, et qui casse tout lorsqu'il souffre, sans savoir vraiment pourquoi il souffre !
J'voulais te parler, te changer. Finalement ce type là me manque, parce que c'est le type qui m'a attiré, mais j'aime celui que tu es.
Tu t'est adoucit petit à petit, en parlant l'iceberg dans lequel tu étais enfermé depuis toujours a fondu, on a brisé la glace. T'as commencé à être plus calme, à ne plus être stressé. Ton regard est devenu plus doux et ton sourire plus tendre. Tes mots sont devenus moins froid et ton esprit plus clair. Tu as changé.
On cherchait tous les deux à se barrer, mais se barrer de quoi ? De la vie qu'on avait peut être. Faut dire que la mienne avais été franchement chamboulée et que j'avais envie de repartir à zéro. De commencer une nouvelle vie, moins dure, moins injuste, moins triste, moins lourde. J'voulais une vie comme toutes les filles d'mon âge avait eu. J'voulais vivre la jeunesse qui m'avait été amputée.
Cet hiver là, t'étais un type froid. T'étais pleins de mystères.
Insaisissable.
T'es devenu un type sympa et chaleureux.
Parmi les gens qui te connaissent à présent, qui te reconnaitrais derrière ce masque de mec insensible ?
Putain mais vous ressentez pas tout ça en écoutant ça ???
Sur Lyly-Choupinette, j'ai décidé de mettre en ligne les articles de cette époque, et de recrer là-bas l'univers de notre passé.